Pourquoi un professionnel moderne ne peut pas se passer de formations
De nombreux spécialistes de leur domaine considèrent les formations avec méfiance et estiment que seules les études classiques sont valorisées dans les entreprises. Pourtant, en réalité, le rôle des formations suivies par un professionnel prend une importance croissante aussi bien lors du recrutement que dans le choix des candidats à une promotion.
En quoi les formations surpassent l’enseignement classique
L’un des principaux problèmes des universités et des collèges est que les diplômés acquièrent souvent, au final, des compétences et des connaissances peu demandées sur le marché du travail, car les établissements d’enseignement classiques ont du mal à adapter leurs programmes aux exigences d’un marché qui évolue rapidement. Souvent, les universités et les collèges manquent de moyens financiers pour le faire : changer les approches pédagogiques et intégrer de nouvelles technologies nécessite des investissements importants. Il est possible de mettre en œuvre de nouvelles approches dans des établissements qui bénéficient d’un financement généreux, comme Stanford. Mais, le plus souvent, les collèges et les universités doivent chercher des financements complémentaires. Cependant, même lorsqu’un établissement parvient à les trouver, s’adapter aux exigences du marché reste une tâche complexe.
Les universités et les collèges sont tenus d’élaborer des programmes d’études conformes aux normes éducatives adoptées au niveau national. Ces normes peuvent rester inchangées pendant des années, voire des décennies. Or, la situation du marché évolue bien plus vite : les exigences en matière de compétences et de savoir-faire pour un poste donné, en particulier dans les métiers du digital, peuvent changer de façon significative en l’espace de quelques mois.
Les formations deviennent souvent, pour un diplômé, une étape indispensable pour devenir un professionnel recherché. Premièrement, elles permettent d’acquérir plus rapidement les compétences et les connaissances nécessaires. Deuxièmement, leur contenu est bien plus facile à adapter aux exigences du marché. Troisièmement, contrairement à l’enseignement classique, les formations visent avant tout à permettre aux apprenants d’acquérir non pas des connaissances théoriques, mais des compétences pratiques recherchées sur le marché. L’essentiel est de suivre des formations sur des plateformes éducatives fiables, par exemple Lectera.com, qui donnent accès à des contenus de qualité.
Cependant, il faut garder à l’esprit que certaines professions ne peuvent pas s’apprendre uniquement grâce à des formations. C’est le cas, par exemple, du métier de médecin. Souvent, l’exercice de cette profession exige un diplôme d’État. Dans certains pays, un certificat supplémentaire est également requis. En revanche, pour de nombreuses spécialités, un diplôme obtenu dans un établissement d’enseignement classique n’est pas indispensable.
Dans quels cas se former à un métier par le biais de formations est une bonne décision
Les formations seront particulièrement utiles aux professionnels des métiers créatifs, par exemple les web-designers. Lorsqu’ils recrutent ce type de spécialiste, les recruteurs s’intéressent avant tout au portfolio, aux exemples de réalisations, et non à la possession d’un « diplôme papier ». Les formations permettent de gagner du temps et, au lieu de passer des années à suivre le programme d’un établissement, d’acquérir rapidement des compétences pratiques puis de se consacrer à la création d’un portfolio.
Pour les professionnels qui doivent acquérir de nouvelles compétences en urgence, les formations peuvent être une excellente solution. Par exemple, lorsqu’un collaborateur est nommé à un poste plus élevé, il ne peut pas consacrer des années à étudier différentes approches de la gestion de projet ou de la construction des relations avec l’équipe : il faut agir ici et maintenant. Les formations permettent d’acquérir les compétences nécessaires dans des délais extrêmement courts.
Les formations peuvent également être utiles à celles et ceux qui souhaitent changer de métier. L’essentiel est de se renseigner à l’avance sur les exigences applicables aux spécialistes du nouveau domaine : faut-il obligatoirement un diplôme d’État, une licence, etc. Si vous souhaitez apprendre un nouveau métier, il vaut mieux éviter une reconversion totalement radicale et se tourner vers un domaine connexe à votre spécialité actuelle. Vous pourrez ainsi réutiliser des connaissances et des compétences d’un domaine dans un autre. Cela peut faire passer votre travail à un niveau de qualité supérieur et vous ouvrir de nouvelles perspectives d’évolution professionnelle.
Se former par le biais de formations permet d’acquérir une nouvelle spécialité bien plus rapidement qu’en étudiant dans un collège ou une université. Toutefois, pour tirer le meilleur parti de cette possibilité, il est important de bien choisir sa formation.
Comment choisir la formation adaptée
Pour le perfectionnement professionnel, l’idéal est que les formations soient financées par votre entreprise : ses spécialistes pourront ainsi trouver des offres permettant d’acquérir les compétences et les connaissances les plus pertinentes pour répondre aux enjeux de l’entreprise. Si l’entreprise n’organise pas de formation interne pour ses collaborateurs ou si vous souhaitez apprendre un nouveau métier, il faudra choisir la formation vous-même. Pour cela, il convient de :
- Formuler votre objectif et déterminer quels métiers vous aideront à l’atteindre. Vous pouvez avoir besoin d’une formation pour : augmenter votre niveau de revenu, exercer le métier dont vous avez toujours rêvé ou obtenir une promotion. Dans le premier cas, la préparation doit être particulièrement rigoureuse. Pour limiter le champ de recherche, vous pouvez dresser trois listes de métiers : ce que vous savez faire, ce qui vous intéresserait et ce qui vous apporterait le plus de revenus. L’idéal est un métier présent dans les trois listes. Ensuite, il faut analyser vos perspectives de carrière dans les métiers qui vous attirent, évaluer quelles compétences seront nécessaires pour évoluer, etc.
- Étudier les exigences de qualification et les normes professionnelles. Il est important de prendre en compte non seulement les exigences du poste que vous visez à court terme, mais aussi celles des postes que vous espérez obtenir à l’avenir, après une promotion.
- Établir une liste des connaissances et des compétences nécessaires. Cette liste est utile pour déterminer dans quelle mesure telle ou telle formation vous convient et si elle permet d’obtenir la qualification souhaitée. Il est préférable de se concentrer sur les compétences dont vous aurez besoin dans un avenir proche : il est possible d’anticiper les exigences fixées par l’État pour telle ou telle profession, car elles resteront pertinentes longtemps, mais les attentes du marché évoluent beaucoup plus vite.
- Choisir la formation qui vous correspond vraiment. Il faut rechercher une formation en priorité sur des ressources connues et dignes de confiance. Vous pouvez étudier l’offre de formations qu’elles proposent et sélectionner les options les plus intéressantes pour vous.
Il faut se rappeler que les formations permettent de développer non seulement les hard skills, ou compétences techniques, mais aussi les soft skills, ou compétences comportementales. L’enseignement classique accorde davantage d’attention aux hard skills, c’est-à-dire aux compétences nécessaires pour exercer une profession précise. Les soft skills sont des compétences sociales, des capacités d’organisation du temps, etc., qui ne sont pas liées à une spécialité particulière et peuvent être appliquées dans différents domaines.
À quelles formations en soft skills faut-il prêter attention
Des soft skills développées peuvent devenir un véritable avantage concurrentiel sur le marché du travail. Une étude récente, menée par Harvard, Stanford et la Fondation Carnegie, a montré que le niveau de développement des soft skills détermine 85 % de la réussite professionnelle d’une personne, contre seulement 15 % pour les hard skills. Pourtant, seules peu de personnes disposent de soft skills réellement développées. Dans les universités et les collèges, l’accent est principalement mis sur les hard skills, si bien que les formations deviennent presque le moyen le plus efficace d’améliorer ses soft skills. Mais pour beaucoup de professionnels, ce type de formation reste encore peu familier, ce qui crée une pénurie de spécialistes dotés de soft skills développées sur le marché.
Les soft skills comprennent les compétences en gestion du temps, en travail d’équipe, etc. L’un des principaux avantages de ces compétences est qu’elles peuvent être utiles non seulement au travail, mais aussi dans la vie personnelle ; par exemple, la gestion du temps permet de revoir son emploi du temps afin de passer plus de temps avec sa famille.
En règle générale, nous sentons nous-mêmes quelles soft skills nous sont nécessaires pour progresser dans notre carrière. Il suffit de reconnaître honnêtement les tâches professionnelles que vous avez du mal à accomplir : établir des relations avec vos collègues, gérer votre temps ou négocier avec un client.
Il est parfois difficile même de s’avouer à soi-même que l’on ne sait pas faire certaines choses. Dans ce cas, on peut commencer par améliorer les soft skills les plus importantes. Ces compétences ont été mises en avant par le président du Forum économique mondial de Davos, Klaus Schwab. Il a prédit que, dans un avenir prévisible, l’intelligence artificielle et les robots deviendront si perfectionnés qu’ils pourront effectuer pratiquement tout le travail actuellement réalisé par les humains. Les robots mettront plus de temps à maîtriser les soft skills. Ainsi, les meilleures chances de rester un professionnel recherché appartiendront à ceux qui savent :
- résoudre des problèmes complexes ;
- penser de manière critique ;
- trouver des solutions créatives ;
- gérer des personnes ;
- travailler en équipe ;
- reconnaître les émotions des autres et gérer ses propres émotions ;
- porter des jugements et prendre des décisions ;
- être orienté client ;
- mener des négociations ;
- passer rapidement d’une tâche à une autre.
Cette liste vous aidera à déterminer les soft skills qu’il est le plus important d’améliorer. Toutefois, dans l’idéal, il faut travailler au développement de l’ensemble de ces compétences. Les formations offrent justement cette possibilité.
L’essentiel :
- Les formations permettent d’accéder aux connaissances et aux compétences les plus recherchées, car leurs programmes sont bien adaptés à la situation du marché.
- Pour se perfectionner, apprendre un métier créatif ou acquérir une profession connexe à sa spécialité, il vaut mieux suivre des formations que s’inscrire dans un collège ou une université.
- Au moment de choisir une formation précise, il est important de tenir compte de l’objectif poursuivi et des connaissances exactes que vous devez acquérir. Il convient d’envisager uniquement des formations proposées sur des plateformes éducatives de qualité.
- Les formations en soft skills vous aideront à obtenir d’importants avantages concurrentiels.